


« L'Union européenne s'est fixée des objectifs très ambitieux à l'horizon 2020. Ces objectifs sont connus sous le nom des "trois 20" : réduction de 20 % de nos émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 ; porter la part des énergies renouvelables à 20 % ; réduire de 20 % la consommation d'énergie. L'idée est de faire de l'Europe une économie à haut rendement énergétique et à faible taux d'émission de gaz à effet de serre. C'est une question de responsabilité vis à vis des générations futures. Mais c'est aussi une question de compétitivité : les économies qui ne prendront pas le virage du développement durable sont des économies condamnées.
Les Etats membres et la Commission européenne vont prochainement entamer les discussions afin de définir la contribution de chaque pays à ces objectifs. J'ai eu l'occasion d'entendre à plusieurs reprises la curieuse expression de "burden sharing" c'est à dire de "fardeau partagé". Si je dis "curieuse", c'est que pour moi, réduire nos émissions de CO2 ce n'est pas une contrainte : c'est une chance. Une chance pour
notre avenir et celui de notre planète. Une chance pour notre économie qui est déjà la pointe du progrès dans bien des domaines.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : avec près de 17 millions de tonnes équivalent pétrole, la France est le premier producteur européen d'énergies renouvelables. C'est le résultat d'une politique de longue haleine qui a su créer une réelle dynamique. Mais ce n'est pas encore suffisant pour atteindre les objectifs fixés par l'Union européenne. Nous devons reprendre l'offensive en allant chercher l'énergie partout où elle se trouve.
La mise en place du "Plan Soleil" 2000-2006 a permis le redémarrage de la filière solaire thermique, tandis que la revalorisation du tarif d'achat du kWh de 15 centimes à 30 centimes d'euros a lancé, elle, le décollage de la filière photovoltaïque avec un doublement, tous les ans, de la surface de capteurs dans notre pays. En principe, nous devrions atteindre l'objectif que nous nous étions fixés d'installer 500 MW à l'horizon 2015. Le but à terme est que l'énergie solaire devienne compétitive à l'horizon 2020.
Tous les sondages le montrent : les Français ont clairement conscience des enjeux liés au réchauffement climatique. Ils sont prêts à agir et à se mobiliser. Cependant, ils se posent beaucoup de questions : « Comment je fais pour réduire mes émissions de CO2 au quotidien? » ; « A qui je peux m'adresser pour installer des panneaux solaires ? » ; « Est-ce que cela ne va pas me coûter plus cher ? ». A nous de les aider à passer à l'acte. Comment ? Par une information complète et de qualité ; par des campagnes de sensibilisation et d'explication ; par une simplification des démarches et la constitution d'une filière visible. Qualité doit rimer avec simplicité. Le travail d'information et de promotion de Qualit'EnR a déjà permis de modifier en profondeur les mentalités et les comportements. Si aujourd'hui, notre pays se classe parmi les meilleurs élèves européens, nous le devons aux actions entreprises depuis longtemps par quelques pionniers dont vous, installateurs Qualisol, faites partie.
Le "Grenelle Environnement" qui réunit autour d'une même table tous les acteurs engagés dans le développement durable devrait permettre de définir un plan d'actions de grande ampleur pour changer radicalement la donne. Les énergies renouvelables seront au cœur des discussions. Ce sera l'occasion de conforter notre place de leader. Je compte sur vous pour faire des énergies renouvelables le moteur "durable" d'une croissance plus respectueuse de notre environnement et porteuse d'un avenir meilleur pour tous.