Actualités > COP 21 : signature d’un accord historique à Paris

COP 21 : signature d’un accord historique à Paris

Samedi 12 décembre dernier, 195 Etats réunis au Bourget à l’occasion de la COP21 ont signé un accord international pour la préservation du climat d’ampleur historique.

 

Après plus de 10 jours de négociations c’est donc par un accord historique que se clôture la 21ème conférence des Parties pour le climat. En effet, l’accord de Paris rassemble pour la première fois dans une cause environnementale, l’ensemble des nations. 

 

 

L’accord de Paris en 4 points

 

  • Objectif 2°c :

Les pays se sont accordés sur la nécessité de limiter le réchauffement climatique à 2°c par rapport à l’ère pré-industrielle. Cet objectif ambitieux sera réévalué à la  baisse pour atteindre au final 1,5°c.

A l’heure actuelle, nous enregistrons déjà un réchauffement de 0,85°c par rapport à l’ère pré-industrielle.

  • La notion de pertes et dommages

L’accord prévoit l’introduction de la notion de pertes et dommages pour les pays les plus exposés aux conséquences du réchauffement climatique, qui sont aussi souvent les pays les plus pauvres.

Il est prévu la mise en place de « mécanismes adaptés » pour répondre à ses pertes, mais le texte reste évasif quant à leur application.

  • Un bilan tous les 5 ans

Afin d’être plus réactif, il est prévu que les Etats se rencontrent tous les 5 ans pour réajuster leur politique et revoir les objectifs fixés. Ces rencontres quinquennales seront aussi l’occasion de vérifier que les Etats signataires respectent les engagements de l’accord.

L’efficacité des politiques mises en place seront contrôlées par des experts afin de vérifier que tout est mis en place pour limiter le réchauffement climatique.

  • Un fond d’investissement ajustable.

Afin d’accompagner les pays en développement et de financer le coût de cette transition écologique internationale, l’accord prévoit la mise à disposition d’un fond de 100 milliards de dollars à l’horizon 2020. Il s’agit d’un montant « plancher » qui doit être réévalué avant  2025.

La tarification du carbone reste la grande absente de cet accord. Aucun consensus clair n’a été établi sur cette mesure contraignante forte, devant introduire la notion de « pollueur payeur ». Elle aurait permis la création d’un fond monétaire commun pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Les nations signataires ont jusqu’à 2018 pour « présenter leurs copies » et 2020 pour mettre en application des politiques internes volontaires visant à respecter les termes de l’accord de Paris.

Les réponses de la France pour respecter cet accord,

En tant que pays hôte de la COP21, la France se devait d’être exemplaire, faisant ainsi de l’année 2015, l’année du virage écologique.

En effet, le gouvernement a adopté la loi de transition énergétique pour la croissance verte depuis le mois d’août 2015. La France prévoit notamment de diviser ses émissions de CO2 par 4 entre 1990 et 2050.

  • Une stratégie territoriale…

Pour cela la France s’appuie sur une mobilisation des acteurs au niveau territorial et encourage les initiatives locales. En effet, environ un millier de maires réunis pendant la COP21, se sont engagés sur un objectif 100% d’énergies renouvelables dans leurs communes à l’horizon 2050.

Par ailleurs, la France valorise actuellement 15 territoires à énergies positives (TEPOS, pour en savoir plus http://www.territoires-energie-positive.fr/). Ces territoires ont mis en place des initiatives locales, leur permettant de réduire leur besoin en énergie par la sobriété et l’efficacité énergétique, tout en couvrant le besoin restant par des sources d’énergies renouvelables produites localement. 

  • … Appuyer par la recherche…

Le ministère prévoit aussi un renforcement de la recherche et doublant la part de la recherche publique dans le domaine des énergies renouvelables. L’objectif est de répondre aux besoins technologiques en favorisant une production et un savoir-faire made in France.

  • … Et la relocalisation.

En effet, même s’il reste encore flou à l’heure actuelle, le coût du CO2 est destiné à augmenter. Il sera donc plus intéressant de produire localement et de limiter les importations. Une aubaine pour le développement des énergies renouvelable, qui permettent des solutions énergétiques décarbonées et décentralisées

 

 

Sources : Qualit'EnR/MEDDE

Crédits photos : Arnaud Buissou - MEDDE- SG COP21