Vous êtes qualifié QualiPAC, QualiPV, Qualisol, Qualibois, Chauffage +, Ventilation + ou Recharge Elec +. Votre cycle de qualification avance. Et la question revient : quand et comment renouveler ? C’est un point que de nombreuses entreprises sous-estiment, au risque de se retrouver sans certificat valide, et donc dans l’impossibilité de faire bénéficier leurs clients des aides publiques. Voici ce que le règlement d’usage Qualit’EnR (révision 51, janvier 2026) prévoit exactement, sans zone grise.
Une qualification Qualit’EnR est délivrée pour un cycle de 4 ans. Ce cycle est composé de 4 certificats annuels successifs, chacun valable 12 mois. Pour rester qualifié sans interruption, l’entreprise doit effectuer chaque année une démarche auprès de Qualit’EnR : c’est le suivi annuel.
En dehors des périodes couvertes par un certificat valide, l’entreprise n’est plus titulaire de la qualification, même si son cycle global est encore en cours. Il n’y a pas de période de grâce automatique. La continuité dépend entièrement du respect des délais de suivi annuel.
La demande de suivi annuel peut être déposée à partir de 3 mois avant la date d’expiration du certificat en cours, et jusqu’à 3 mois avant la date d’expiration du certificat suivant. Qualit’EnR informe automatiquement les entreprises par courrier. La responsabilité du dépôt dans les délais incombe toutefois à l’entreprise.
Le suivi annuel porte sur les principaux critères de qualification : assurances à jour, activité de l’entreprise, moyens humains (référent technique toujours en poste), informations financières (chiffre d’affaires, effectif, nombre d’installations).
Lors du second suivi annuel (passage au certificat 3), une exigence supplémentaire s’applique : l’entreprise doit justifier qu’un audit de chantier (audit 1) a bien été réalisé sur l’une de ses installations. Sans cet audit satisfaisant ou excellent, le suivi ne peut pas être validé.
Qualit’EnR contacte directement les entreprises qualifiées pour organiser les audits de chantier. Les entreprises reçoivent un guide expliquant le fonctionnement et les différentes étapes. L’audit ne peut pas être refusé, il est une condition de maintien de la qualification.
Avant la fin du cycle de 4 ans, l’entreprise doit déposer un dossier de révision. Ce dépôt peut être effectué :
Ce point est crucial : si l’instruction du dossier de révision se conclut favorablement après la date d’expiration du cycle précédent, le nouveau certificat prend effet à la date de la notification, pas à la date d’expiration du cycle précédent. Il y a donc une rupture de couverture, avec toutes les conséquences que cela implique pour les chantiers en cours.
La révision est une remise à plat complète. L’entreprise doit satisfaire à l’ensemble des exigences d’une demande de qualification initiale : activité de l’entreprise (Kbis ou équivalent datant de moins de 12 mois), assurances, relevé de sinistralité sur 4 ans, compétences du référent technique, 5 références d’installation de moins de 24 mois (ou à défaut de moins de 48 mois), moyens matériels et financiers.
Les éléments fournis lors de la demande initiale (activité, moyens matériels, sinistralité) et qui n’ont pas évolué n’ont pas à être refournis lors des suivis annuels — ils ne sont exigibles qu’à la révision.
Les frais d’instruction comprennent une part forfaitaire annuelle (à régler une seule fois par an, quel que soit le nombre de qualifications demandées) et une part spécifique par marque (à régler une seule fois par marque et par année civile). Ces montants sont fixés chaque année par Qualit’EnR et ne peuvent faire l’objet de prorata. À noter : la deuxième qualification au sein d’une même marque est gratuite la même année civile.
Le règlement d’usage est sans ambiguïté sur ce point. Si l’entreprise dépose sa demande de révision après l’expiration du cycle, sa demande est traitée comme une demande initiale, avec les délais d’instruction correspondants (jusqu’à 6 mois) et sans aucune rétroactivité. Pendant toute cette période, l’entreprise n’est plus qualifiée RGE et ses clients ne peuvent plus bénéficier des aides conditionnées à la mention RGE.
Oui, Qualit’EnR informe automatiquement les entreprises par écrit à l’approche des échéances. Toutefois, la responsabilité du dépôt dans les délais incombe à l’entreprise. Un oubli ou un retard ne peut pas être justifié par l’absence de relance.
Vous devez désigner un nouveau référent technique et justifier ses compétences avant de déposer votre suivi annuel. Si le nouveau référent ne dispose pas encore d’une formation agréée dans le domaine de la qualification, il devra en suivre une auprès d’un organisme agréé référencé sur formation-enr.org.
Le contrôle de réalisation (audit 1) doit avoir été effectué avant la fin du second suivi annuel. Sans audit satisfaisant ou excellent justifié, le second certificat ne peut pas être obtenu, ce qui bloque mécaniquement l’accès à la révision en bonne et due forme.
L’entreprise doit justifier d’un nouvel audit satisfaisant ou excellent dans les 12 mois suivants. En parallèle, un audit peut être déclenché sur toutes les autres qualifications possédées par l’entreprise (hors QualiPV, Qualisol Collectif et Recharge Elec+).
Oui. Les frais d’instruction sont mutualisés : une part forfaitaire annuelle unique quel que soit le nombre de qualifications demandées, plus une part par marque à régler une seule fois par année civile. Les tarifs exacts sont disponibles dans les Dispositions financières sur la médiathèque Qualit’EnR ou votre compte pro, ils sont révisés chaque année.
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